Kévin et Saichat : le mariage qui m'a réconcilié avec les mariages
Reportage de mariage au Domaine l'Ermitage du Rebberg, Alsace - Urmatt
Je croyais que je n'aimais pas les mariages. Kévin et Saichat m'ont prouvé l'inverse. Je ne m'y attendais pas vraiment, mais je vais t'expliquer pourquoi.
Le domaine
Le Domaine l'Ermitage du Rebberg en automne, c'était vraiment quelque chose. Les couleurs étaient là, la lumière aussi. Un magnifique soleil d'octobre, un peu rasant. Le genre de journée où on se dit qu'on a vraiment choisi le bon métier. (Et qu'on a eu beaucoup de chance avec la météo, mais ça je le garde pour moi. Je récolte tous les lauriers.)
Ce qui m'a le plus marqué
Il y a des moments qu'on ne peut pas anticiper. J'étais là, l'oeil dans le viseur, et je me disais juste : ne rate pas ça. Je pense que tous les photographes de mariage connaissent cette sueur froide. Ce stress, mais c'est un bon stress. C'est ce qui pousse à se concentrer et à vivre le mariage pleinement.
Je peux te garantir que les discours ont été un de ces moments.
Les mots étaient simples, sincères. Le genre de discours qui fait monter une larme alors qu'on connaît les mariés depuis seulement quelques mois. (J'ai failli lâcher une larme et poser mon appareil. J'ai tenu bon. Je suis tout de même professionnel.)
Là où tout bascule
La sortie, les bulles. Un de mes moments préférés. C'est l'instant où tout le monde lâche prise en même temps. La cérémonie est passée, c'est une magnifique transition vers la fête. Les bulles, les rires, les enfants qui courent. (Oui, j'aurais bien rêvé qu'il y en ait un qui tombe.)
On n'a plus besoin de rien organiser.
La soirée, animée
Le dancefloor ne s'est jamais vraiment vidé. À un moment, j'ai arrêté de compter les tours de piste. C'est dans ces moments-là qu'on oublie complètement le photographe. Les gens dansent, se lâchent, font n'importe quoi. Moi aussi, d'ailleurs. Mais faut quand même pas que j'oublie pourquoi je suis là.
La chose que j'ai retenue, et qui depuis est devenue ma vraie motivation
La qualité des photos dépend en grande partie de la qualité de la relation avec les mariés.
Kévin et Saïchat m'ont fait confiance alors que je n'avais que quelques mariages à mon actif. On a ri, on a plaisanté. Parfois je crois que c'est moi qui ai eu le plus de fun. Vraiment, merci à vous deux.
Quand les mariés sont à l'aise, ils oublient l'appareil. Quand ils oublient l'appareil, les photos deviennent authentiques. C'est aussi simple que ça. (Bon, sauf si c'est moi qui oublie l'appareil. Là, c'est la merde.)
Et après ?
Kévin et Saichat sont devenus des amis. Attention, ce n'est pas systématique (EH ça se mérite !).
Photographier un mariage, c'est entrer dans une journée qui ne t'appartient pas. Un peu comme être spectateur d'un film d'amour dont on ne connaît pas la fin. Mais l'immersion est totale.
Ce jour-là, à l'Ermitage du Rebberg, j'ai assisté à une magnifique histoire.
Tu te maries en Alsace, dans le Bas-Rhin, autour d'Obernai ? Chaque mariage a sa propre histoire. Parlons de la tienne.