La photo aérienne : comment le drone a changé ma manière de photographier ?

Il y a quelques années, la photo aérienne me paraissait presque à part. Je pense, comme beaucoup, que j’étais impressionné, mais ça ne m’intéressait pas plus que ça.
Eh bien, c’est entièrement faux. J’étais comme un enfant de cinq ans devant un jouet. Je savais déjà que je voulais un drone. Mais je le voyais comme un petit bonus sympa, un truc qu’on sort pour s’amuser et dont on se lasse rapidement.

Et puis, un ami m’a fait essayer son DJI Air 2S. J’ai attendu encore un an avant d’acheter mon premier drone, même si, honnêtement, mes clients commençaient à me le demander de plus en plus. C’était l’excuse parfaite pour en acheter un !

Un jour, j’ai eu besoin d’un plan d’ensemble pour valoriser un bien. Rien d’autre ne pouvait fonctionner. J’ai sorti le drone (oui, c’est normal d’avoir peur la première fois).
C’est là que j’ai compris que le drone n’était pas seulement un gadget. Le drone m’offrait une nouvelle perspective, une manière de voir différemment. Et aussi, une manière de le rentabiliser.

Comment j’utilise le drone au quotidien ?

Le drone n’est pas un gadget dans mon travail. Je l’utilise dans des contextes très différents, ça dépend des jours, des missions et de mon humeur… généralement quand il fait froid, je n’ai pas trop envie de le sortir.

Dans l’immobilier, il me permet de montrer les volumes, la place de la maison dans son quartier. Ça contextualise tout de suite. 
En corporate, surtout en vidéo, il ajoute du contexte. Un plan aérien pose un décor et permet d’ajouter une petite touche originale.

En voyage, c’est là que je le préfère. C’est un compagnon dont je ne me lasse pas. Il me permet de capturer une scène que je n’aurais jamais pu voir autrement : une ville au lever du soleil, une vallée entièrement silencieuse, une montagne, une forêt. Peu importe, ça m’offre une perspective qui fait vraiment la différence.
Quand j’y pense, je trouve ça presque ridicule. Il y a quelques années, il fallait un hélicoptère et un pilote pour avoir ce genre de vue.

Ce n’est jamais obligatoire, mais on devient vite accro.
Ça devient vite évident : certaines histoires ne prennent vraiment vie que vues d’en haut.

Quel drone j’utilise et pourquoi ?

J’ai longtemps cherché l’équilibre parfait entre qualité d’image, sécurité et simplicité d’usage. C’est ma philosophie pour tout mon matériel.
Aujourd’hui, j’utilise un DJI Mini 5 Pro (et auparavant un Mini 3 Pro), pour plusieurs raisons simples :
Il est léger, discret, moins de 250g, équipé d’un capteur 1 pouce qui fait vraiment la différence… et surtout, il ne m’encombre pas.
Pour moi, le meilleur drone, c’est celui que je peux garder sur moi, peu importe la situation.

La stabilisation est excellente, il est vraiment difficile de crasher ce drone (et si vous y arrivez, c’est que vous êtes vraiment mauvais).
Le capteur délivre une image de qualité avec un gabarit compact.
Il possède aussi plusieurs modes automatisés qui me font gagner pas mal de temps sur certaines scènes et simplifient mon flux de travail.
Ce n’est pas un drone “professionnel” au sens strict comme la gamme Mavic, mais il offre une qualité largement suffisante pour mes prestations immobilières, mes vidéos corporate et mes projets perso.

Et sa légèreté, c’est un énorme avantage dans la réglementation européenne : moins de restrictions, plus de marge de manœuvre, moins de stress. Ceux qui pilotent un drone savent très bien de quoi je parle.

Ce que le drone a changé dans ma manière de photographier :

Le drone m’a forcé à casser mes habitudes.
Au sol je cherche des lignes, un premier plan, des diagonales, la direction de la lumière. Vu d’en haut, rien ne fonctionne pareil. Tout est plus frontal et plat. Il faut changer sa manière de composer pour obtenir une belle image.

J’ai appris à ralentir (déjà pour éviter de finir dans le toit du voisin…)mais surtout à regarder le sujet dans son environnement. Aujourd’hui, on cherche souvent à tout isoler dans un petit format vertical.
Avec le drone, c’est l’inverse : tu replaces le sujet dans son monde.

Il m’a aussi appris la patience. Attendre la bonne lumière, tenir compte du vent, accepter que certains plans ne se feront pas tout de suite. (Plot twist : Je suis très impatient).

Le drone a changé mes plans vidéo également. J’ai arrêté de “voler pour voler”. Je crée des plans qui ont un intérêt : un mouvement lent pour respirer, une montée pour révéler un lieu, une avancée pour ouvrir une scène. C’est devenu un réel outil de storytelling.

Besoin réel ou simple passion ?

Je vais être honnête, aussi avec moi-même sinon je finirais par me ruiner : la plupart des photographes n’ont pas besoin d’un drone.
On peut raconter de très belles histoires sans jamais quitter le sol.

Mais quand on sait l’utiliser, il devient un outil précieux : 

- En immobilier, difficile de s’en passer pour certains biens.
- En corporate, ça dépend vraiment du lieu et de l’histoire à raconter, si les lieux ne sont pas beaux, ça n’a aucun sens !
- En lifestyle, c’est un bonus. Je l’utilise parfois en photos de couple ou sur un mariage, juste pour ajouter un petit truc en plus.
- Et en voyage… là, oui, c’est aussi pour le plaisir. Et selon moi, c’est vraiment là qu’il atteint son plein potentiel.
Ça permet des vues à couper le souffle, des images dont je suis vraiment fier.

Il m’a offert une autre manière de voir.
Il élargit mes possibilités, sans jamais prendre le dessus sur mon regard.

La photo aérienne n’a pas changé ma façon d’être photographe, mais elle a enrichi ma manière de raconter. Le drone ne fait pas de magie, si on ne sait pas s’en servir, les images seront plates... Ce qu’il apporte, c’est une perspective supplémentaire, une hauteur.

Le drone n’a pas changé mon métier, mais il a changé ma façon de regarder.
Et cette petite différence suffit parfois à créer une image qui reste.

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Mon setup photo et vidéo : le matériel que j’utilise vraiment au quotidien